Regroupement québécois des CALACS
 

Les CALACS : ce qu'ils sont, ce qu'ils font

En résumé

Tiré de la deuxième partie de Les agressions sexuelles: ça suffit!



C'est dans les années 1970 que les femmes apportèrent leurs visions des agressions à caractère sexuel. Aujourd'hui, on compte au Québec un peu plus d'une vingtaine de centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (ou d'appellation différente mais de même nature), dont 18 sont membres du Regroupement. Encore aujourd'hui, des centres sont mis sur pied parce que les femmes agressées sexuellement sont confinées à la solitude, la honte, la peur et la vulnérabilité. 

Nous considérons qu'aucune femme ne peut prétendre être à l'abri de la violence sexuelle et nous sommes convaincues que les hommes peuvent agir tant au niveau individuel que collectif sur les causes de cette violence.

Depuis les 10 dernières années, le nombre de personnes qui s'adressent aux CALACS pour recevoir de l'aide a considérablement augmenté. Les femmes qui ont été agressées il y a 10, 15 ou 20 ans en parlent de plus en plus. Ces survivantes sont près de la moitié des femmes qui s'adressent aux CALACS.

Il n'y a pas que les femmes qui font appel directement à nous. Plusieurs demandes d'aide sont initiées par des membres de la famille, de l'entourage et par des intervenants du milieu. Cependant, de plus en plus, les femmes dénoncent elles-mêmes leur agression et viennent chercher de l'aide. En ce sens, les CALACS sont présents dans divers mécanismes de concertation dans leur région respective afin d'améliorer la coordination des efforts de tous et de toutes.

Bien que la gamme de leurs services soit restée sensiblement la même au fil des ans, les CALACS ont démontré leur capacité à s'ajuster à toutes ces nouvelles réalités. Entre autres, ils ont développé des groupes de soutien : une expertise tout à fait unique. Mais les CALACS se sentent actuellement démunis face aux listes d'attente. Près d'une dizaine de CALACS membres du Regroupement y sont confrontés alors que les autres l'évitent de justesse. Malgré toute leur ingéniosité, il n'y a qu'une seule issue : plus de ressources humaines, donc des ressources financières supplémentaires. 

L'approche préventive des centres d'aide s'articule à partir de l'expérience et du vécu des femmes. Dans une société qui prône la liberté, nous croyons qu'il est intolérable d'imposer des stratégies de prévention qui obligent les femmes à troquer leur liberté pour leur sécurité.

Nos programmes de prévention ont un effet positif indéniable. Ils font progresser les réflexions dans nos collectivités. Ces dernières années, les centres rejoignent en moyenne jusqu'à 1 000 personnes de tous les milieux à chaque année. Ils sont également sollicités pour leur expertise en matière de formation par le réseau des établissements, des groupes de femmes et des organismes communautaires.

Le Regroupement québécois des CALACS représente un remède à l'isolement; il permet de maximiser les efforts des centres et apporte une vision globale quant aux solutions pour affronter les agressions sexuelles. 
 
 
 

 Consultez aussi le résumé de 

  La réalité des agressions sexuelles


 

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