Regroupement québécois des CALACS
 

LES AGRESSIONS SEXUELLES :

ÇA SUFFIT !

DOCUMENT D'INFORMATION ET DE RÉFLEXION SUR LES AGRESSIONS À CARACTÈRE SEXUEL ET SUR LES CALACS
(centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel)

Regroupement québécois des CALACS

Publié en mars 1993, mis à jour en janvier 2000


Table des matières

Ce que nos yeux ne voient pas

1. La réalité des agressions sexuelles

Ce que l'on sait
Derrière les chiffres
Risques d'agressions sexuelles
Et la justice?
Des conséquences individuelles ET sociales
En résumé
2. Les CALACS: ce qu'ils sont, ce qu'ils font
Nos convictions
Les femmes font confiance aux CALACS
Le manque de ressources: un impact direct sur les femmes
Prévention, éducation, sensibilisation: des mots clés
La concertation ou être partout à la fois
Le Regroupement: indispensable!
En résumé


LISTE DES TABLEAUX
TABLEAU I : CARACTÉRISTIQUES DES AGRESSIONS SEXUELLES
TABLEAU II : FORMES D'AGRESSIONS SIGNALÉES AUX CALACS
TABLEAU III : QUI FAIT APPEL AUX CALACS?
TABLEAU IV : DEMANDES D'AIDE SELON LES GROUPES D'ÂGE
TABLEAU V : ACTIVITÉS DE PRÉVENTION DES CALACS

 

Ce que nos yeux ne voient pas

Cela fait un peu plus de deux décennies que le mouvement féministe a convaincu un certain nombre de personnes que la violence que des hommes exercent à l'endroit des femmes est réelle, constante. Une partie de la pointe de l'iceberg commence à fondre, la partie visible.

Les personnes qui ont le sentiment que la lutte contre la violence conjugale signifie la fin de la violence faite aux femmes se trompent. Ce serait tellement simple et rassurant, mais ce n'est pas le cas. La violence sexuelle, le viol, le harcèlement, l'inceste nous attendent au détour. Et encore là, des réalités nouvellement apparues nous guettent. La violence sexuelle au sein même des relations amoureuses, quant à elle, demeure un grand tabou. Depuis peu, les abus sexuels commis dans le cadre de relations thérapeutiques s'inscrivent dans le domaine public. Les femmes adultes ayant vécu des agressions sexuelles dans l'enfance commencent à peine à briser le silence.

A travers ces multiples réalités vécues par les femmes et les enfants, il y a une donnée que l'on retrouve partout : la pauvreté. La pauvreté, facteur de violence? Non. La pauvreté, c'est un facteur important qui limite les choix à presque rien, qui maintient les femmes dans la vulnérabilité.

Dans une première partie, nous étayerons l'ampleur de la problématique des agressions sexuelles. Nous ferons la démonstration que la violence sexuelle n'est pas une problématique isolée et qu'elle est à l'origine de plusieurs problèmes sociaux graves.

La deuxième partie dresse un portrait du travail accompli par les CALACS dans leurs collectivités. L'existence et les réalisations des centres parlent d'elles-mêmes. La contribution, passée et actuelle, de dizaines de femmes profondément engagées dans la cause des agressions sexuelles est sans équivoque et mérite respect et reconnaissance.

Ce document veut rappeler avant qu'il ne soit trop tard à l'ensemble de nos grands systèmes sociaux que la violence, le harcèlement, l'inceste... sont des coups durs qui contreviennent dramatiquement à notre bien-être, à notre plaisir de vivre, à la santé de notre tête et de notre âme.

[Table des matières]

 

1- LA RÉALITÉ DES AGRESSIONS SEXUELLES

Ce que l'on sait

En 1992, 4 410 (1) agressions sexuelles ont été signalées aux autorités policières du Québec. Au Canada, 34 352 (2). Un nombre équivalent à l'année 1990 mais drôlement supérieur à ce qui était signalé il y a quelques années. En effet, entre 1983 et 1989 (3), le nombre de plaintes a augmenté de 93%. Les crimes d'ordre sexuel représentent 12% de l'ensemble des voies de fait (4).

Ces données, ce sont ce qu'on appelle les «statistiques officielles».

Est-ce que cela signifie qu'il y a eu au Québec environ 4 000 agressions sexuelles l'année dernière? Non. Les statistiques officielles ne représentent finalement qu'un pâle reflet de la réalité. L'agression sexuelle et le silence se confondent!

Les différents sondages (5) sur la victimisation au Canada ainsi que les études à ce sujet s'entendent sur une chose: les agressions sexuelles font partie des crimes les moins dénoncés parmi les crimes contre la personne. En fait, on admet généralement que la majorité des agressions ne sont pas rapportées. Nous pouvons donc en déduire qu'au mieux une victime sur trois rapporte l'agression sexuelle à la police et, qu'au pire seulement une sur cinq est signalée. Certains avancent un faible taux de signalement d'à peine 10%.

Nous pouvons donc tirer la conclusion suivante : en 1991, il y a eu entre 12 000 et 20 000 agressions sexuelles au Québec.

De plus, selon une enquête sur la violence faite aux femmes menée par Statistiques Canada en 1993, 3% des femmes du Québec ont vécu une agression à caractère sexuel au cours des douze mois précédant l'enquête. Donc, en se basant sur la population féminine de 1991 et en appliquant le taux d'incidence de 3% avancé par l'enquête, on estime qu'environ 86 952 Québécoises âgées de 15 ans et plus seraient victimes d'agressions à caractère sexuel chaque année. 

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Derrière les chiffres

La réalité des agressions à caractère sexuel ne peut se mesurer uniquement à partir des seules statistiques des services de police. En fait, il s'agit même de piètres indicateurs puisqu'elles ne peuvent prétendre nous renseigner sur le nombre réel d'agressions. Les « statistiques officielles » tendent également à fausser l'idée qu'on se fait des agressions sexuelles, car ces situations ne sont pas nécessairement semblables aux cas qui ne sont pas signalés. Ainsi, certains types d'agressions sexuelles sont moins susceptibles d'être signalés que d'autres (l'agression par une connaissance par exemple).

De nombreuses victimes ne parlent à personne de l'agression. En 1984, une étude sur la fréquence des agressions sexuelles au Canada (6) a révélé que 12% des femmes interviewées n'en avaient jamais parlé à personne. Une autre étude sur le viol par une connaissance a fait ressortir que 42% des victimes de ce type d'agression ont gardé le silence. 

Les femmes handicapées enregistrent un taux de signalement plus faible parce qu'elles craignent d'être considérées comme incapables de se débrouiller seules et d'être institutionnalisées.

Une étude réalisée à Winnipeg a démontré que 44% des femmes qui n'ont pas signalé l'agression sexuelle à la police disent ne pas l'avoir fait en raison de l'attitude des forces policières et des tribunaux envers ce crime. Un autre tiers ne l'a pas fait par crainte que leur vie privée n'en souffre (7).

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Risques d'agressions sexuelles

Il est généralement accepté d'avancer qu'une femme sur quatre a subi viol et agression sexuelle au cours de sa vie. Au Canada, il se commet une agression sexuelle toutes les 17 minutes (8).

De nombreuses études ont démontré que les femmes handicapées sont près de deux fois plus susceptibles d'être victimes d'agression et d'exploitation sexuelle (9). Près du tiers des agressions envers les femmes handicapées sont commises par des personnes chargées de leur fournir des soins de santé et des services de base.

Tout indique que l'incidence de la violence chez les femmes et les enfants autochtones est encore plus élevée. Selon une étude publiée en 1989 par l'Association des femmes autochtones de l'Ontario, « 80% des femmes autochtones interviewées dans les réserves de la province ont été violentées ou battues, pas uniquement par leurs partenaires masculins » (10). Une autre enquête révèle que « 30% des enfants souffrent d'exploitation sexuelle » (11). 

Il n'existe pas de données précises sur l'incidence de la violence, sexuelle ou autre, auprès des femmes immigrantes récemment arrivées, des femmes réfugiées, des travailleuses étrangères domestiques ou des femmes des minorités raciales et culturelles. Toutefois, tout indique que leurs conditions particulières de vie risquent d'accroître leur vulnérabilité. 

Malgré le fait que des femmes de tous les âges signalent quotidiennement des gestes d'agression, les statistiques démontrent que les jeunes âgés entre 12 et 18 ans ainsi que les adultes ayant moins de 25 ans sont les plus touchés par les agressions sexuelles (12). En effet, 52% des femmes qui ont fait appel aux CALACS en 1998 ont été agressées alors qu'elles se trouvaient dans le groupe des 12-17 ans (16%) ou des 18-30 ans (36%). L'hypothèse à l'effet que les femmes plus âgées hésitent davantage à signaler les crimes de violence sexuelle dont elles auraient été victimes à l'âge adulte est également un élément d'explication à retenir.

Il a été démontré que la violence sexuelle en situation de couple est passablement répandue. Une étude sur la violence sexuelle en milieu conjugal dévoile que « sept femmes sur dix maltraitées physiquement ou psychologiquement à l'intérieur de leur relation conjugale sont aussi agressées sexuellement par leur conjoint » (13).

Environ 92% (14) des agressions qui sont signalées dans les CALACS sont commises par un agresseur connu de la victime. Plus de 10% des agressions signalées aux CALACS sont des viols collectifs (deux agresseurs et plus). Certaines études évaluent à près de 30% les viols collectifs.

Par ailleurs, si l'on réunit différents sondages et études(15), nous constatons que :
 
 

  • la majorité des agressions se passent au domicile de l'agresseur ou de la victime;
  • 98% des agresseurs sont de sexe masculin;
  • 90% des victimes sont de sexe féminin;
  • les agresseurs sont répartis à peu près également entre célibataires et hommes mariés (ou vivant en union libre);
  • contrairement à un mythe très répandu, la vaste majorité des hommes qui commettent une agression sexuelle ne sont pas des aliénés mentaux au sens de la Loi; seuls 3% des violeurs peuvent être considérés comme tels.
Les données provenant des CALACS vont dans le même sens. 
 
 

TABLEAU I : CARACTÉRISTIQUES DES AGRESSIONS SEXUELLES 

CARACTÉRISTIQUES

1991

1998

SEXE DE L'AGRESSEUR

masculin
féminin

98 %
2 %
99 %
1 %
SEXE DE LA VICTIME

féminin
masculin

96 %
4 %
97 %
3 %
LIEU DE L'AGRESSION

domicile de la victime
domicile de l'agresseur
lieu public
automobile
lieu de travail
domicile victime & agresseur
autre

49 %
27 %
8 %
3 %
4 %
2 %
7 %
20 %
20 %
9 %
4 %
4 %
39 %
4 %

 

Il importe donc de détruire le mythe selon lequel les agressions sexuelles sont le fait de parfaits inconnus répondant à des « pulsions incontrôlables » et ce, sans doute parce qu'ils ont été provoqués. L'agresseur sexuel vise une femme qu'il connaît et en qui elle avait confiance.

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Et la justice ?

Les statistiques nationales sur l'issue des plaintes dans le système judiciaire sont très restreintes. L'évaluation des modifications apportées en 1983 au Code Criminel à l'égard des infractions sexuelles, que le ministère de la Justice du Canada a publiée en 1991, nous fournit toutefois quelques indications utiles (17).

Le taux de plaintes dites non fondées (c.-à-d. les plaintes pour lesquelles les policiers considèrent que les preuves sont insuffisantes pour porter une accusation) est passé de 42% en 1971 à 7% en 1988. Voilà une comparaison qui démontre que le fait de juger une plainte fondée ou non est une affaire de perception, de compréhension, de valeurs!

« Même si les données sur la détermination de la peine étaient restreintes, les intervenants du milieu estimaient en général que les peines pour les crimes d'agression sexuelle ne reflètent pas la gravité de l'agression, mais qu'au moins, elles ne sont pas plus légères depuis 1983. La durée de la peine varie beaucoup d'une région à l'autre du pays » (18). 
Au cours de la période d'étude, entre 60 et 80% des déclarations de culpabilité pour agression sexuelle simple auraient donné lieu à une peine d'emprisonnement ; parmi ceux-là, environ les 3/4 se voient imposer un peine de 2 ans ou moins. Pour ceux qui se retrouvent dans des pénitenciers fédéraux, la durée moyenne de la peine est de 4 ans et 3 mois.

Selon l'évaluation du ministère de la Justice, la réforme de 1983 n'aurait pas donné lieu à une augmentation du taux de mise en accusation ; il demeure comparable à celui d'autres crimes violents.

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Des conséquences individuelles ET sociales

L'agression sexuelle touche, bien entendu, les femmes qui en sont les victimes directes, mais elle atteint plus largement l'ensemble des femmes.

Les femmes craignent beaucoup plus ce crime que les hommes. La violence et la peur font maintenant partie intégrante de la vie des femmes. Un sondage canadien sur la victimisation en milieu urbain indique que 56 % des femmes vivant en milieu urbain ont peur de se promener seules dans leur quartier après la tombée de la nuit, comparativement à 18 % des hommes (19).

Pour se protéger, nous apprenons à prendre des précautions. Nous ne nous rendons pas toujours compte à quel point les agressions sexuelles restreignent nos vies. Pourtant, des considérations sur notre sécurité influencent fréquemment le choix de notre travail, de nos moyens de transport, de notre style d'habillement et des divers aménagements de notre vie. La peur est une réponse naturelle et rationnelle à la menace des agressions sexuelles.

« La crainte dans laquelle vivent les femmes est peut-être la conséquence la plus profonde et la plus répandue de la violence. Plus de 50 % des femmes des régions urbaines ont peur de marcher dans la rue le soir. Il est intolérable que les femmes ne puissent pas profiter des installations que leurs taxes ont payées » (20).
Il est grand temps que tous et toutes, nous réalisions que la violence sexuelle est à l'origine de plusieurs graves problèmes sociaux. Peu de recherches ont été menées sur les « coûts » de la violence sexuelle, mais il en ressort certains faits qui, conjugués à l'expérience quotidienne des CALACS, dressent un tableau assez sombre. 
  • Une proportion importante des femmes agressées sexuellement subissent des lésions corporelles ; une étude canadienne (21) de 1990 avance le chiffre de 61%. Cette même étude dévoile que 20% d'entre elles ont nécessité des soins médicaux tandis que 52% ont dû interrompre leurs activités normales en raison de leurs blessures.

  •  

  • Les femmes qui ont été agressées sexuellement sont huit fois plus susceptibles que les « non-victimes » de faire des tentatives de suicide et cinq fois plus susceptibles de faire une dépression nerveuse (22).

  •  

  • Une enquête, réalisée par l'Ontario Addiction Rechearch Foundation, révèle que les femmes ayant vécu une agression sexuelle à l'âge adulte ou dans l'enfance consommaient davantage de somnifères et de sédatifs que les non-victimes d'agressions (23).

  •  

  • Une étude effectuée à Toronto (24) en 1988 et 1989 auprès de femmes suivies en psychiatrie confirme en tout point l'expérience des CALACS. L'enquête menée auprès de cinq hôpitaux torontois indique que les femmes hospitalisées en psychiatrie ont davantage un vécu de violence que la population en général. En voici quelques résultats :

  •  

    • 83% des femmes interrogées ont fait état d'abus physiques ou sexuels graves subis durant l'enfance et/ou à l'âge adulte ;

    •  

    • 37% ont dévoilé avoir été victimes d'abus sexuels durant l'enfance ; les probabilités d'avoir été victime d'inceste sont deux fois plus élevées chez les femmes hospitalisées en psychiatrie ;

    •  

    • 38% des femmes ont déclaré avoir été victimes de viol ou de tentatives de viol à l'âge adulte ;

    •  

    • tout près du tiers des femmes interviewées ont fait état d'incidents physiques ou sexuels mineurs ou graves survenus durant leur hospitalisation; même hospitalisées, les femmes se retrouvaient donc à risque ;

    •  

    • les résultats des conséquences sur la santé mentale tendent à corroborer la notion que les abus physiques et sexuels doivent être considérés comme des facteurs pouvant influencer les caractéristiques psychiatriques d'un diagnostic et les étiquettes qu'on appose ;

    •  

    • des liens statistiquement significatifs ont été identifiés entre les tendances suicidaires, les comportements auto-destructifs et les histoires d'enfants abusées sexuellement ;

    •  

    • une corrélation similaire a été notée entre l'abus sexuel à l'âge adulte, d'une part, et les relations interpersonnelles, l'hostilité et l'anxiété, d'autre part.

    •  

  • Selon une étude de Brockman, 80% des femmes qui sont traitées dans des centres de réhabilitation et 85% des femmes incarcérées ont été victimes d'agressions sexuelles de nature incestueuse (25). Une enquête menée récemment auprès des femmes incarcérées dans les prisons fédérales a montré que 53% de ces femmes ont déclaré avoir été victimes d'abus sexuel à un moment de leur vie, la plupart du temps pendant l'enfance ou l'adolescence. Cette même étude a permis de constater que 61 % des femmes autochtones incarcérées avaient été victimes de violence sexuelle (26).

  •  

  • Il existe un lien étroit entre la violence sexuelle pendant l'enfance et la prostitution à l'adolescence ou à l'âge adulte. Diverses études montrent qu'entre 76 et 90% des femmes et des hommes prostitués ont des antécédents d'abus sexuels pendant leur enfance, le plus souvent de nature incestueuse (27).

  •  

  • La question des maladies transmises sexuellement, y compris le SIDA, est à toutes fins pratiques non documentée. Il n'en demeure pas moins que les risques et les conséquences sont tangibles et réelles. Le SIDA s'ajoute à la longue liste des conséquences des agressions sexuelles.

  •  

Peu importe les formes que prennent les agressions à caractère sexuel (viol, harcèlement, inceste, exhibitionnisme, etc.), elles entraînent de graves conséquences au niveau individuel.

Une agression sexuelle implique que notre vie a été en danger, que notre intimité et notre intégrité physique et mentale ont été bafouées. Suite à une agression sexuelle, les gestes les plus élémentaires de la vie quotidienne sont difficiles. Et les mots, les études, les analyses ne suffisent pas pour décrire la souffrance des femmes et des enfants.
 
 
 

 Consultez aussi les résumés de : 

  La réalité des agressions sexuelles

  Les CALACS: ce qu'ils sont, ce qu'ils font


 

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NOTES

1. Centre canadien de la statistique juridique.

2. Centre canadien de la statistique juridique.

3. Ministère de la Justice du Canada. La loi sur les agressions sexuelles au Canada, Une évaluation. Direction de la politique, des programmes et de la recherche, 1990.

4. Douzième rapport du Comité permanent de la Justice et du Solliciteur général. Prévention du crime au Canada: vers une stratégie nationale. 3e session, 34e législature, février 1993.

5. Notons entre autres, Solliciteur général du Canada. Sondage canadien sur la victimisation en milieu urbain, no 4, Ottawa, 1985. BRICKMAN, Julie et BRIÈRE, John. Incidence of rape and sexual assault in an urban canadian population, 1984.

6. BRICKMAN et BRIÈRE, déjà cité.

7. BROWN, Mona G.; BICKNELL-DANAHER, Monique; NELSON-FITZPATRICK et BJORSON, Geraldine. Gender Equality in the Courts: Criminal Law. Manitoba Association of Women and the Law, Winnipeg, 1991.

8. BRICKMAN et BRIÈRE, déjà cité. KINNON, Dianne. L'agression sexuelle, document d'information préparé pour le Comité canadien sur la violence faite aux femmes, janvier 1992.

9. ARCH (Advocacy Ressource Centre for the Handicapped). « Responding to the Abuse of People with Disabilities ». ARCH-TYPE, volume 8, no 4, juillet 1990.

10. Ontario Native Women's Association. Breaking Free: A proposal for Change to Aboriginal Family Violence, 1989.

11. DUMONT-SMITH, Claudette, SIOUI-LABELLE, Pauline. National Family Violence Abuse Study/Evaluation. Association des infirmières autochtones et inuits du Canada, 1991.

12. NUTTALL, Sandra E. Étude sur les agressions sexuelles à Toronto. Rapport pour spécialistes du Solliciteur du Canada, no 1989-12, 1989.

13. Regroupement provincial des maisons d'hébergement et de transition pour femmes victimes de violence. La sexualité blessée. Étude sur la violence sexuelle en milieu conjugal, 1987, p. 83.

14. Il s'agit d'une moyenne des années 1997 et 1998.

15. Données regroupées dans un document d'information préparé pour le Comité canadien sur la violence faite aux femmes. 

16. KINNON, Dianne, déjà cité.

17. Ministère de la Justice du Canada. La loi sur les agressions sexuelles au Canada, une évaluation, déjà cité. 

18. Ministère de la Justice du Canada, déjà cité.

19. Solliciteur du Canada. Les femmes victimes d'actes criminels. Bulletin 4, Sondage canadien sur la victimisation en milieu urbain, 1985.

20. Rapport du Comité permanent de la santé et du bien-être social, des affaires sociales, du troisième âge et de la condition féminine. La guerre contre les femmes, 3e session, 34e législature, juin 1991, p. 13.

21. BAYLIS, Michael G. et Anita M. MYERS. « Combatting Sexual Assault: An Evaluation of Prevention Programme ». Revue Canadienne de santé publique, volume 81, numéro 5, septembre-octobre 1990.

22. GORDON, Margaret T., RIGER, Stephanie. The Female Fear. The Free Press, New York, 1989.

23. LANGLEY, Travis, O'NEAL, Edgar, « Long-term Consequences to Rape Victims and Their Children: A Response to Sociobiological Arguments ». Family Violence Bulletin, volume 7, numéro 2, été 1991.

24. FIRSTEN, Temi, « Violence In The Lives of Women On Psych Wards », Canadian Woman Studies/Les cahiers de la femme. Volume 11, no 4, 1991.

25. BROCKMAN, cité dans Carle Martine. « Violence contre les femmes : les agressions sexuelles un mal profond et difficile à déraciner ». Communiqu'elles, vol. 18, no 5, 1991.

26. SHAW et coll., 1991, cité dans HILL, Kathryn. Adult Survivors of Child Sexual Abuse, fiche d'information, Centre national d'information sur la violence dans la famille, Ottawa, 1992. 

27. HILL, déjà cité.
 
 

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