Un pas dans la bonne direction pour contrer la traite et l’exploitation sexuelle


Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte
contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) offre son appuie à la députée du Bloc
Québécois, madame Maria Mourani, quant au projet de loi c-602.

Montréal, le 10 décembre 2010 - Actuellement, le Code criminel canadien pénalise les femmes, et en premier lieu, les plus
vulnérables, celles qui sont dans la rue. Avec ses modifications au Code criminel, ce projet
de loi accroît les possibilités pour les procureurs, d’une part, et les services policiers, d’autre
part, d’unir leurs efforts, afin de remettre la responsabilité de la traite et de l’exploitation
sexuelle dans les mains des proxénètes, du crime organisé et de l’industrie du sexe. « La
logique selon laquelle les victimes de traite et d’exploitation sexuelle détenaient l’essentiel
du fardeau de la preuve s’est révélée un échec dû à la vulnérabilité des femmes face à leur
proxénète. Les femmes, victimes de traite et d’exploitation sexuelle sont confrontées, le plus
souvent, à la manipulation, voir la menace de la part des proxénètes et ne sont pas enclines à
dénoncer leurs agresseurs» de dire Rosa Pires, porte-parole du Regroupement québécois des
CALACS. Le projet de loi déposé par la députée d’Ahuntsic s’avère un pas important dans la
responsabilisation des agresseurs et des proxénètes qui perpétuent au quotidien de la violence
à l’endroit des femmes et des enfants. Il s’agit maintenant, à nous comme société de demander
à nos élus d’ouvrir le débat sur le maintien d’une pratique comme la prostitution et de se
questionner à savoir qui elle dessert.

En effet, le RQCALACS est persuadé qu’une attention particulière doit être portée sur la
prostitution comme industrie qui porte atteinte aux droits des femmes en matière d’égalité.
Suite au jugement de la Cour supérieure d’Ontario préconisant l’invalidation des articles du
Code criminel sous prétexte de protéger les prostituées, il devient important et même urgent
de faire de cette question un débat social.