Attitude aidante #9 : GARANTIR LA SÉCURITÉ DE LA VICTIME

04 septembre 2016

Il est difficile pour une femme ou un enfant de comprendre qu’une personne ait voulu leur faire du mal volontairement. Au cours d’une agression, la victime ne songe qu’à survivre. Le traumatisme subi par la victime est profond et insidieux. Le fait de subir une agression sexuelle entraîne des réactions et des conséquences qui peuvent affecter le bien-être, l’équilibre et la santé physique et mentale de la personne qui en est victime.

Plus de 80 % des agresseurs sont connus de leur victime et plus de 70 % des agressions sont commises dans un domicile privé. Le fait que la victime connaisse, dans une grande proportion des cas l’agresseur, peut interférer avec la question de sa sécurité et ce, à plusieurs niveaux. Vérifiez si la personne est en situation de danger ou si elle a des idées suicidaires. Vérifiez si la personne est dépressive ou si elle a besoin d’une aide professionnelle pour s’en sortir. Veillez à assurer la sécurité de la victime en voyant avec elle, entre autres, quels moyens peuvent être mis en place afin de la protéger des représailles de l’agresseur. Assurez-vous que les agressions ne se répètent pas en l’invitant à parler à une personne-ressource qui pourra s’assurer de sa sécurité.

*Cette mise en situation est fictive, elle est uniquement présentée à titre d’exemple :

Josée a quitté la maison de sa communauté Innue à l’âge de 14 ans parce qu’elle ne sentait plus bien chez elle. Elle s’est retrouvée dans la grande ville et ne sachant pas où aller, elle s’est promenée longtemps dans les rues à la recherche d’un endroit où se reposer. C’est là qu’elle a rencontré Steve qui lui a offert de venir vivre avec lui et qui est devenu rapidement son petit ami. Elle se croyait enfin aimée et en sécurité mais un soir,  Steve lui demanda de « coucher » avec un de ses amis contre de l’argent afin de l’aider à payer le loyer. « Autrement, on va être dans la rue ».  Josée ne voulait pas faire ça mais elle ne voulait pas non plus déplaire à son amoureux, elle accepta donc. Cela s’est reproduit quelques fois jusqu’au jour où, lors d’une soirée avec les amis de son amoureux, elle fut brutalement violée par ceux-ci. Elle voulut partir tout de suite mais son « amoureux » la menaça et lui dit qu’il allait la tuer si elle partait ou si elle en parlait à quelqu’un « de toute façon, personne va te croire, tu as l’air d’une salope » lui dit-il.  Josée avait tellement honte parce qu’elle croyait qu’elle était responsable de ce qui lui était arrivé.  Elle ne voulait plus vivre. Au comble du désespoir, elle se confia par téléphone à sa tante France qui vivait toujours dans sa communauté. France, jugeant la situation trop dangereuse pour sa nièce, alla la chercher pour la ramener chez elle «c’est fini, tu es en sécurité maintenant, tu n’es plus seule… ». Les parents de Josée étaient très contents de la savoir vivante et furent d’accord pour qu’elle aille vivre avec sa tante.

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Montréal, le mercredi 8 novembre 2017 – Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) salue l’initiative des ministres David et Charlebois de débloquer 1M$ pour aider les ressources pour victimes d’agression sexuelle à faire face à l’augmentation des demandes de soutien. Suite à la vague de dénonciations #MoiAussi, les CALACS avaient vu, en moyenne, les demandes d’aide tripler en seulement dix jours et cette augmentation n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis. Les montants remis par le gouvernement sont donc chaudement accueillis dans les centres. Le fonds d’urgence a été distribué parmi 47 ressources. Les centres membres du RQCALACS ont reçu entre 10 800$ et 28 400$.

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