Attitude aidante #4 RECEVOIR SANS AMPLIFIER OU MINIMISER

09 septembre 2016

Accueillir le dévoilement d’une victime d’agression sexuelle, c’est recevoir son récit tel qu’il est, sans chercher à évaluer la gravité du crime ou à le comparer à d’autres situations. Les victimes réagissent différemment et la réaction d’une même personne peut changer selon le moment de sa vie où se produit l’agression. Pour cette raison, il n’est pas question de juger ou de hiérarchiser les agressions selon des faits, mais plutôt de comprendre le vécu propre à la personne. On se gardera donc de dramatiser la situation «à ta place, j’aurais envie de le tuer, comment tu fais pour être aussi calme?!» ou au contraire de banaliser «ça va passer, tu vas voir, t’es pas la première à qui ça arrive» ou encore «dis-toi que ça aurait pu être pire.»

*Cette mise en situation est fictive, elle est uniquement présentée à titre d’exemple :

Suite à l’atelier de sensibilisation que Delphine a donné au Centre de réadaptation, deux bénéficiaires sont venues la voir à son bureau pour lui parler de l’un des aides-soignants. Mme Dao lui a raconté qu’il la menaçait afin de lui imposer des gestes intimes sans son consentement. Lorsqu’elle lui a dit qu’il s’agissait, selon elle, d’agressions à caractère sexuel, Delphine a abondé dans son sens en reprenant ses mots : «s’il n’a pas respecté votre consentement, vous avez raison de dire qu’il s’agit d’agressions à caractère sexuel.» Le lendemain, lorsque Mme Dao s’est présentée au bureau de la responsable du centre pour lui dire qu’elle ne supportait plus les «touchers déplacés» de ce même aide-soignant, Mme Simard a acquiescé : «Vous avez bien fait de m’en parler, si vous sentez que ses touchers sont déplacés, cela doit s’arrêter.»

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Actualités RQCALACS

13
nov

Montréal, le mercredi 8 novembre 2017 – Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) salue l’initiative des ministres David et Charlebois de débloquer 1M$ pour aider les ressources pour victimes d’agression sexuelle à faire face à l’augmentation des demandes de soutien. Suite à la vague de dénonciations #MoiAussi, les CALACS avaient vu, en moyenne, les demandes d’aide tripler en seulement dix jours et cette augmentation n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis. Les montants remis par le gouvernement sont donc chaudement accueillis dans les centres. Le fonds d’urgence a été distribué parmi 47 ressources. Les centres membres du RQCALACS ont reçu entre 10 800$ et 28 400$.

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8
nov

Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) lance un vaste mouvement de solidarité en invitant la population à accrocher une courte chaîne de trombones à leurs vêtements, comme symbole de leur engagement dans la lutte aux violences sexuelles. Avec la vague de dénonciations #MoiAussi, les victimes ont encore brisé les chaînes du silence. Ensemble, créons une grande chaîne de solidarité.

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À peine deux semaines après la sortie du mot-clic #MoiAussi, les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) sont à bout de souffle et n’ont pas encore vu la couleur de l’argent annoncé par la ministre David.

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