Attitude aidante #3 RESPECTER LE VÉCU DE LA VICTIME

10 septembre 2016

L’agression sexuelle implique une des plus grandes formes d’irrespect d’autrui. Pour cette raison, il est important de respecter le rythme de la personne, ses silences comme ses hésitations. Soyez patient-e, ses propos seront peut-être confus ou répétitifs, mais ils seront libérateurs. En parlant de l’agression dont elle a été victime, la personne reprend petit à petit du pouvoir sur ce qu’elle vit. Laissez-lui le contrôle : elle vous dira ce qu’elle a besoin de dire (ou crier), dans les mots qui sont les siens. Ne cherchez pas à mettre des mots sur ce qu’elle a vécu ou sur ses émotions, laissez-lui le pouvoir d’identifier, de nommer, de comprendre. 

Évitez de poser des questions sur l’agression. Faites-lui sentir que l’important maintenant c’est elle et non les faits. Centrez-vous sur son vécu.

*Cette mise en situation  est fictive, elle est uniquement présentée à titre d’exemple :

Selma est entrée dans le bureau de son professeure en lui disant qu’elle voulait lui parler de quelque chose. Puis, elle est restée silencieuse. Son professeure l’a invité à s’asseoir en lui disant qu’elle n’était pas pressée. Lorsqu’elle a commencé à raconter, les mots sont sortis en désordre, comme s’ils avaient été entassés pêle-mêle depuis trop longtemps. À plus d’une reprise, elle a parlé des pas de son oncle dans le couloir, mais lorsqu’elle disait combien elle avait peur en entendant la porte de sa chambre s’ouvrir, sa voix se cassait et elle arrêtait son récit net. Tout ce qu’elle a dit c’est qu’une fois la porte ouverte, elle se sentait comme une poupée de chiffon. Les autres mots ne voulaient pas sortir. Inquiète, elle a levé le regard vers son professeure. « Je comprends Selma. Je n’ai pas besoin d’en savoir plus, mais si tu veux en parler je suis là. »  Selma était soulagée, elle avait réussi, quelqu’un avait compris. 

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Actualités RQCALACS

13
nov

Montréal, le mercredi 8 novembre 2017 – Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) salue l’initiative des ministres David et Charlebois de débloquer 1M$ pour aider les ressources pour victimes d’agression sexuelle à faire face à l’augmentation des demandes de soutien. Suite à la vague de dénonciations #MoiAussi, les CALACS avaient vu, en moyenne, les demandes d’aide tripler en seulement dix jours et cette augmentation n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis. Les montants remis par le gouvernement sont donc chaudement accueillis dans les centres. Le fonds d’urgence a été distribué parmi 47 ressources. Les centres membres du RQCALACS ont reçu entre 10 800$ et 28 400$.

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Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) lance un vaste mouvement de solidarité en invitant la population à accrocher une courte chaîne de trombones à leurs vêtements, comme symbole de leur engagement dans la lutte aux violences sexuelles. Avec la vague de dénonciations #MoiAussi, les victimes ont encore brisé les chaînes du silence. Ensemble, créons une grande chaîne de solidarité.

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À peine deux semaines après la sortie du mot-clic #MoiAussi, les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) sont à bout de souffle et n’ont pas encore vu la couleur de l’argent annoncé par la ministre David.

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