Violences sexuelles : encore un forum À quand des actions concertées à long terme ?

25 octobre 2017

Montréal, 25 octobre 2017. Le Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) reçoit avec scepticisme l’annonce de la Ministre David concernant l’organisation de forums portant sur les agressions sexuelles.  « Nos Centres sont débordés, plusieurs ont de longues listes d’attentes et font face à une forte augmentation des demandes d’aide.  Depuis le début du mouvement #Moi aussi,  les demandes pour des ateliers de sensibilisation ont également explosées : de nombreuses écoles secondaires se tournent vers les CALACS pour recevoir leur Programme Empreinte – Agir ensemble contre les agressions à caractère sexuel. Malheureusement, nous ne sommes pas en mesure de répondre aux nombreuses – et importantes- demandes qui affluent en ce moment, faute de personnel sur le terrain », explique Maude Chalvin, coordonnatrice du RQCALACS.  

« Dans ce contexte, aurons-nous le temps de participer à de nouveaux forums ? » se demande Mme Chalvin qui regrette l’époque où le gouvernement s’appuyait sur un comité conseil réunissant différentes actrices terrain pour élaborer les stratégies en matière d’agressions sexuelles.  Les travaux de ce comité conseil avaient mené à l’élaboration des deux premiers plans d’action gouvernementaux en matière d’agression sexuelles. Malgré les nombreuses demandes en ce sens, le comité conseil n’a pas été convoqué pour travailler à l’élaboration de la stratégie gouvernementale dévoilée l’année dernière.  En 2015, soit un an après #AgressionNonDénoncée et donnant suite aux courageuses dénonciations des femmes autochtones de Val d’Or, le gouvernement avait organisé trois forums portant sur les agressions sexuelles où les invitées bénéficiaient de 3 à 5 minutes pour résumer leurs résolutions.   «Personne n’est contre les forums, mais ça ne peut pas être la solution du gouvernement d’un scandale médiatique à l’autre.  On ne peut pas remplacer un comité de travail par un forum ponctuel.  Les intervenantes qui travaillent sur le terrain ont des solutions concrètes. Il est urgent qu’elles puissent s’assoir avec les services de polices, les Centres désignés, la responsable de l’éducation à la sexualité du Ministère de l’éducation,  le ministère de la santé, bref, tous les acteurs impliqués.  Il y a du travail à faire pour que des actions concrètes et concertées se mettent en place et cela demande des rencontres régulières pour travailler. »

De  la même façon que nous ne pouvons faire autrement qu’applaudir l’annonce d’un fonds d’urgence d’un million pour pallier très partiellement et momentanément au manque criant de ressources pour les services en agression sexuelle, nous saluons la volonté de la Ministre David de vouloir consulter ponctuellement les actrices impliquées. Mais comme le rappelle la coordonnatrice du RQCALACS : « Nous demandons une concertation à long terme. Les recommandations ont été maintes fois transmises. Les solutions sont connues. Passons au travail sérieux pour changer les choses ».

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Pour information :

 

Stéphanie Tremblay, agente de communication

Cell medias : 514-346-5252 | RQCALACS : 514-529-5252

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