Nos recommandations #AgressionNonDénoncée

11 novembre 2014

Premier axe : promotion des valeurs fondamentales

Remettre de l’avant l’approche sociale, et revenir ainsi au but ultime des Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle, soit  «d’éliminer les rapports de pouvoir et de domination à l’endroit des femmes et des enfants» et intégrer l’approche intersectionnelle dans le troisième plan d’action.

Deuxième axe : prévention des agressions sexuelles

Offrir des cours d’éducation sexuelle dès le primaire qui encouragent la non-violence, l’estime de soi et les rapports égalitaires tout en développant l’esprit critique des élèves;

Reconnaître les programmes de prévention et de sensibilisation des CALACS auprès des jeunes et les promouvoir auprès de tous les acteurs du milieu scolaire;

Aborder les notions de pouvoir et de contrôle dans la prochaine campagne de sensibilisation pour avoir une réelle portée préventive;

Inclure des mesures qui répondent spécifiquement aux besoins et aux attentes des femmes de la diversité et des femmes autochtones en matière d’agressions à caractère sexuel, en soutenant leurs différentes demandes;

Reconnaître l’analyse féministe des CALACS dans leurs trois volets d’intervention (aide directe, prévention/sensibilisation, défense des droits);

Informer  les immigrantes et immigrants, dès leur arrivée, des lois qui protègent l’égalité entre hommes et femmes et criminalisent tout type d’agression à caractère sexuel; renseigner aussi les nouvelles arrivantes sur leurs droits et recours ainsi que sur les ressources existantes;

Doter les institutions qui travaillent auprès des groupes en situation de vulnérabilité, tels que les femmes handicapées et les femmes aînées, de protocoles et de politiques claires en matière d’agressions à caractère sexuel.

Troisième axe : le dépistage en matière d’agression sexuelle

Promouvoir et offrir des activités de formation à tous les intervenants et intervenantes des réseaux de services sociaux et de santé, de l'éducation et de la justice et associer l'expertise des CALACS à l'élaboration des contenus et à la réalisation des activités de formation.

Quatrième axe : l’intervention psychosociale, médicale, judiciaire et correctionnelle

Favoriser la liberté de choix pour les femmes et adolescentes victimes d’agression à caractère sexuel dans les démarches qu’elles souhaitent entreprendre, notamment en leur assurant l’accès aux ressources alternatives, féministes et de défense de droits de leur choix et ce, qu’elles portent plainte ou non, qu’elles se rendent ou non dans un centre désigné;

Mettre en place une politique sociale pour répondre aux besoins des femmes victimes de la prostitution, de la traite et de la « cyberpornographie »; adopter des mesures de criminalisation et de responsabilisation des clients « prostituteurs », des proxénètes et des trafiquants;

Maintenir et développer la ligne d’écoute, d’information et de référence 1 888 933-9007 ;

Mettre en place des conditions de réussite pour réduire les obstacles rencontrés – faible taux de rétention des plaintes en agression sexuelle, délais très longs, revictimisation, etc. - dans le processus judiciaire, faciliter le parcours des victimes qui choisissent de porter plainte et, par le fait même, améliorer la confiance envers le système de justice ;

Sensibiliser les services de santé et de services sociaux, les centres désignés et les corps policiers à l’existence de services alternatifs d'aide et d’accompagnement et inscrire ces services sur la liste de leurs ressources et les offrir  d’emblée aux victimes qui portent plainte.

Les conditions de réussite des interventions

Assurer une formation continue des intervenants et intervenantes;

Mettre en place des outils de collecte de données fiables et adaptés aux diverses réalités des femmes, afin de documenter les obstacles  rencontrés  par les victimes d’agression à caractère sexuel dans leurs démarches pour répondre à leurs besoins;  que ces données soient recensées, publiées et diffusées annuellement;

Faire des recherches qui documentent les impacts de l’intersection des divers systèmes d’oppression, de discrimination et d’exclusion et de facteurs structurels tels que la Loi sur les Indiens et la Loi sur l’Immigration sur la vulnérabilité des femmes face à la violence sexuelle; 

Assurer un financement approprié et les ressources nécessaires à la réalisation du troisième plan d’action gouvernemental ;

Redonner au MSSS une place centrale quant à l’intervention et à la prévention, et y rattacher le financement suffisant;

Considérer les CALACS comme des acteurs principaux et incontournables au cœur du 3e plan d’action gouvernemental et privilégier leur financement à la mission.

Consultez l'ensemble des recommandations : " Mettre fin à la violence sexelle au nom d'une réelle égalité entre les sexes", Recommandations adressées au Comité interministériel de coordination en matière de violence conjugale, familiale et sexuelle par le RQCALACS en  vue du troisième Plan d’action gouvernemental en matière d’agression sexuelle.

Actualités RQCALACS

13
nov

Montréal, le mercredi 8 novembre 2017 – Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) salue l’initiative des ministres David et Charlebois de débloquer 1M$ pour aider les ressources pour victimes d’agression sexuelle à faire face à l’augmentation des demandes de soutien. Suite à la vague de dénonciations #MoiAussi, les CALACS avaient vu, en moyenne, les demandes d’aide tripler en seulement dix jours et cette augmentation n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis. Les montants remis par le gouvernement sont donc chaudement accueillis dans les centres. Le fonds d’urgence a été distribué parmi 47 ressources. Les centres membres du RQCALACS ont reçu entre 10 800$ et 28 400$.

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8
nov

Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) lance un vaste mouvement de solidarité en invitant la population à accrocher une courte chaîne de trombones à leurs vêtements, comme symbole de leur engagement dans la lutte aux violences sexuelles. Avec la vague de dénonciations #MoiAussi, les victimes ont encore brisé les chaînes du silence. Ensemble, créons une grande chaîne de solidarité.

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31
oct

À peine deux semaines après la sortie du mot-clic #MoiAussi, les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) sont à bout de souffle et n’ont pas encore vu la couleur de l’argent annoncé par la ministre David.

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Ensemble, créons une chaîne de solidarité

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